Catégorie : Opinion & Societe

  • Arrêtez de nous comparer …Les femmes dirigent autrement, et c’est très bien

    Opinion & Leadership

    Non, les femmes ne dirigent pas
    comme les hommes.
    Et c’est exactement le problème.

    On évalue les femmes dirigeantes à l’aune d’un modèle conçu par et pour les hommes. Il est temps de changer de référentiel et de poser la vraie question.

    Depuis des décennies, on mesure le leadership féminin à une seule règle : celle du leader masculin. Trop douce. Pas assez assertive. Trop émotive. Pas assez ambitieuse. Mais qui a décidé que ce modèle était l’étalon-or ? Et surtout pourquoi continuons-nous à jouer ce jeu ?

    Je vais être directe avec vous : comparer les femmes aux hommes dans leur façon de diriger, c’est partir d’une prémisse fausse. C’est supposer qu’il existe un seul modèle valide de leadership celui qui s’est imposé par défaut, pendant des siècles, parce que les hommes étaient les seuls à avoir accès aux rênes du pouvoir.

    Aujourd’hui, selon le World Economic Forum, environ 32 % des postes de direction dans le monde sont occupés par des femmes en 2024. C’est un progrès. Mais le vrai progrès, ce n’est pas seulement le nombre c’est de cesser d’exiger que ces femmes se moulent dans un costume qui n’a pas été taillé pour elles.

    Le piège de la comparaison permanente

    Imaginez un instant qu’on juge un peintre aquarelliste à la façon dont il utilise l’huile. Absurde, non ? C’est pourtant ce qu’on fait avec les femmes leaders, chaque jour, dans chaque salle de conseil.

    En 2025, l’indice Reykjavik qui mesure le niveau d’acceptation des femmes dirigeantes par rapport aux hommes affiche un score global de 68 sur 100 pour les pays du G7. Un score de 100 signifierait que la société considère les femmes et les hommes comme également aptes à diriger. Autrement dit, même en 2025, nous ne sommes pas encore là. Et l’une des raisons majeures, c’est que le modèle de référence reste masculin.

    « La difficulté pour une dirigeante, c’est de trouver sa voix sans mettre les chaussures d’un homme. »

    Des expertes en recrutement le formulent clairement : une femme dirigeante doit pouvoir avoir des positions fortes et installées tout en restant elle-même sans travestir qui elle est, sans vouloir endosser le style de leadership masculin, qui reste le plus ancré. Ce n’est pas une invitation à la timidité. C’est une invitation à l’authenticité.

    Les idées reçues qu’on doit briser maintenant

    Mythe

    « Les femmes sont trop douces pour diriger. »

    Contrairement aux idées reçues, les femmes se distinguent par une combativité accrue et une fermeté d’opinion qui augmentent à mesure qu’elles montent dans la hiérarchie une tendance inverse à celle observée chez les hommes. La douceur supposée ? Un stéréotype. La réalité ? Une détermination qui grandit avec l’expérience.

    Mythe

    « L’empathie, c’est le contraire de l’autorité. »

    C’est précisément le contraire. Le management d’aujourd’hui demande plus que jamais des qualités comme la compassion, l’empathie, la fermeté et le charisme sans distinction de genre. Les femmes qui maîtrisent ces registres n’ont pas à s’en excuser. Elles sont en avance.

    Mythe

    « Elles pensent collectif parce qu’elles manquent d’ambition. »

    Les femmes leaders ont davantage tendance à prendre en compte l’ensemble des personnes dans un groupe. Ce qui compte pour elles, ce n’est pas de gagner à tout prix c’est de gagner ensemble. Dans un monde où la collaboration est la clé de la performance durable, c’est une vision stratégique, pas un manque d’ambition.

    46%

    de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises françaises en 2024

    68/100

    score d’acceptation des femmes dirigeantes dans le G7 (Indice Reykjavik 2025) loin du 100 idéal

    +30%

    d’évolution des femmes aux postes de direction sur les dernières années (étude Moovone)

    Un référentiel nouveau, pas une révolution

    Je ne dis pas que les femmes sont de meilleures dirigeantes que les hommes. Ce serait tomber dans le même piège de la comparaison. Ce que je dis, c’est que le monde a besoin des deux styles et que le style féminin a trop longtemps été dévalorisé parce qu’il ne ressemblait pas à ce qu’on avait l’habitude d’appeler « du leadership ».

    Là où les hommes privilégient souvent la performance et la compétition, les femmes donnent la priorité aux relations humaines : l’écoute, l’empathie, la sollicitude. Ces approches ne s’opposent pas elles se complètent. Et les organisations qui le comprennent ont une longueur d’avance.

    Les stéréotypes comme l’assertivité naturellement masculine ou le relationnel exclusivement féminin peinent à s’effacer, malgré une réalité bien différente. Il est temps d’arrêter d’évaluer les femmes sur ces critères hérités, et de commencer à reconnaître la valeur de ce qu’elles apportent dans leur propre langage.

    Alors, que faire ?

    Commencer par refuser le jeu de la comparaison. Ne plus accepter d’entendre « elle dirige bien pour une femme ». Ne plus ressentir le besoin de justifier son style, de s’excuser de ne pas être plus « tranchante », ou de prouver sa légitimité à chaque réunion.

    Et pour les organisations : évaluer les leaders sur leurs résultats, pas sur la conformité à un archétype. Créer des cultures où plusieurs styles coexistent, où l’on valorise autant celui qui inspire que celui qui impose.

    Notre style est notre force.

    Les femmes ne dirigent pas comme les hommes. Elles dirigent comme elles-mêmes avec leurs valeurs, leur vision, leur façon unique de rassembler et d’avancer. Et ça, ça ne se compare pas. Ça s’assume.

    Assumons-le ensemble. 🔥

    Andrea Sanfacon

    Fondatrice de Maya Clean Beauty & du blog The New Normal .

  • Elles ne demandent plus la permission

    Elles se lèvent tôt, le cœur en feu et la tête pleine de rêves.

    Elles ne demandent plus la permission d’exister, de créer, de déranger.

    Elles bâtissent, prient, tombent, recommencent et chaque fois, elles se relèvent un peu plus puissantes.

    Être femme en 2025, c’est porter la dualité : la douceur et la force, la vulnérabilité et la vision.

    C’est naviguer entre intuition et stratégie, entre foi et action.

    Et c’est surtout comprendre que le leadership féminin n’est pas une tendance c’est un mouvement spirituel.

    Un mouvement qui guérit les générations de silence, qui brise les plafonds de verre, et qui fait trembler les anciens modèles.

    La montée des femmes entrepreneures : une réalité mesurable

    Pendant longtemps, on a cru que la puissance appartenait à ceux qui parlent le plus fort.

    Mais aujourd’hui, les chiffres racontent une autre histoire.

    En 2023, 18,4 % des entreprises canadiennes étaient détenues majoritairement par des femmes un record historique. Ces entreprises génèrent plus de 90 milliards $ CAD par année et emploient près d’un million de personnes. Pourtant, les femmes restent confrontées à un écart de revenus : environ 37 % gagnent moins de 50 000 $ par an, contre 31 % chez les hommes. Plus de 33 % des entreprises dirigées par des femmes intègrent déjà des politiques de durabilité et de conscience environnementale bien au-delà de la moyenne nationale. Et selon les experts, il manque encore 710 000 femmes entrepreneures au Canada . Des voix, des idées et des visions qui n’attendent qu’un espace pour éclore.

    Ces chiffres ne sont pas seulement économiques.

    Ils représentent un changement d’ère : celui où les femmes ne créent plus seulement des entreprises, mais des écosystèmes fondés sur la guérison, la conscience et la collaboration.

    Est-ce que cela dérange ?

    Oui.

    Et c’est normal.

    Parce qu’à chaque fois que la femme se relève, le monde se réorganise.

    Chaque fois qu’une femme prend sa place, elle dérange les structures qui reposaient sur son silence.

    Ce n’est pas une guerre entre hommes et femmes c’est une révolution de fréquence.

    Les femmes ne viennent pas “remplacer” les hommes.

    Elles viennent rééquilibrer.

    Elles apportent une autre manière de créer, de diriger, de servir.

    Là où le contrôle régnait, elles installent la connexion.

    Là où la compétition dominait, elles apportent la collaboration.

    Là où la peur limitait, elles ouvrent la foi.

    Et c’est précisément ce qui trouble.

    Parce qu’une femme consciente de sa puissance n’est pas contrôlable.

    Elle n’attend plus d’être validée. Elle se valide.

    En 2025, la femme entrepreneure n’est plus une exception : elle est une force collective.

    Elle incarne le courage silencieux de celles qui guérissent en bâtissant.

    Elle transforme les entreprises en temples de sens, et les rêves en réalités concrètes.

    Le leadership féminin ne se mesure pas au nombre d’heures travaillées, ni au chiffre d’affaires

    il se mesure à l’impact, à l’énergie, à la lumière qu’on laisse derrière soi.

    Message aux femmes qui bâtissent

    Continue. Même si tu doutes. Même si tu es fatiguée. Même si on ne comprend pas ton feu.

    Parce que ton chemin ouvre des portes que d’autres n’osaient même pas toucher.

    Ne cherche plus à être “acceptée”.

    Sois alignée.

    Ne cherche plus à être “parfaite”.

    Sois présente.

    Et rappelle-toi : le monde n’a jamais été transformé par celles qui restaient sages.

    Tu n’es pas ici pour plaire.

    Tu es ici pour éveiller.

    Andrea Sanfacon

    Fondatrice de Maya Clean Beauty & créatrice du blog The New Normal

  • Pourquoi les étrangers t’encouragent plus

    Le paradoxe du soutien

    Quand j’ai commencé à bâtir mon entreprise, je m’attendais naturellement à ce que mes proches soient mes plus grands supporters.

    Mais à ma grande surprise, ce sont souvent des inconnus des gens rencontrés en ligne, des futures

    clients, des mentors qui m’ont encouragée le plus.

    Et je ne suis pas la seule.

    Une étude menée par Forbes (2023) révèle que 68 % des entrepreneurs affirment avoir reçu plus de soutien moral et financier d’étrangers que de leurs amis proches ou de leur famille.

    Et selon une recherche publiée dans le Journal of Business Venturing, près de 60 % des créateurs d’entreprise ressentent un manque de reconnaissance ou de validation de la part de leur entourage.

    Pourquoi ce phénomène ?

    L’effet miroir !!

    Nos projets réveillent parfois chez les autres ce qu’ils n’osent pas faire.

    Quand tu décides de te lancer, tu renvoies inconsciemment une image de courage, de risque, de liberté. Et pour quelqu’un qui n’est pas prêt à ça, c’est déstabilisant.

    Ce n’est pas de la méchanceté c’est souvent un reflet de leurs propres peurs.

    La familiarité brouille la perception !!

    Les gens qui te connaissent depuis longtemps ont tendance à te voir à travers le prisme du passé.

    Ils te voient comme l’Andrea d’avant, pas la femme qui évolue.

    Les étrangers, eux, te découvrent avec un regard neuf. Ils voient ton potentiel sans l’histoire derrière.

    La peur du changement

    Ton évolution crée un déséquilibre subtil dans tes relations. Tu n’es plus celle qui « rentre dans le cadre », tu sors du confort collectif.

    Et ça, ça dérange parfois ceux qui préfèrent que tout reste pareil.

    Les faits parlent !!

    72 % des entrepreneurs interrogés par HubSpot disent que leurs plus grands motivateurs viennent de communautés en ligne.

    64 % disent avoir trouvé plus de soutien dans des groupes Facebook, forums ou espaces LinkedIn que dans leur propre cercle social.

    Et plus de 50 % avouent avoir perdu des amitiés à cause de leur projet professionnel.

    Alors, 

    Ne pas en vouloir à ton entourage.

    Ce n’est pas leur rôle de comprendre ta vision c’est le tien de la réaliser.

    Créer ton propre écosystème de soutien.

    Rejoins des communautés d’entrepreneurs, de femmes d’affaires, d’âmes créatives.

    Entoure-toi de gens qui parlent le même langage que toi : celui du courage et de la croissance.

    Accepter que la validation ne viendra pas toujours d’où tu l’espères.

    Mais elle viendra et souvent, d’endroits inattendus.

    Mais il vient toujours

    quand tu restes fidèle à ta vision.

    Andrea Sanfacon

    Fondatrice de Maya Clean Beauty & créatrice du blog The New Normal