Catégorie : Business & Entrepreneuriat

  • Quand le succès fait peur autant que l’échec


    On parle beaucoup de la peur d’échouer.

    Presque jamais de l’autre.
    Pourtant elle existe.

    Elle est réelle. Et elle touche précisément ceux qui avancent pas ceux qui stagnent.


    La peur du succès n’est pas un caprice de privilégié. C’est un mécanisme de protection mal calibré. Et si vous ne l’identifiez pas, elle sabote votre trajectoire aussi efficacement qu’un mauvais associé.
    L’échec, on connaît le mode d’emploi
    L’échec a une logique.

    On tombe, on analyse, on repart. La société a même fini par le romantiser ,“chaque échec est une leçon”, etc.

    On sait quoi faire avec l’échec.
    Le succès, lui, déstabilise autrement.
    Il déplace les repères. Il change les attentes les vôtres, celles des autres. Il crée une nouvelle ligne de base à partir de laquelle toute régression devient visible. Soudainement, vous avez quelque chose à perdre.
    Et c’est là que le cerveau tire le frein.
    Ce que la peur du succès fait concrètement
    Elle ne se présente pas comme une peur. Elle se déguise.
    Elle ressemble à de la procrastination sur un projet pourtant prêt. À une décision repoussée sans raison valable. À un lancement “pas encore parfait”. À une opportunité qu’on laisse passer en se disant qu’une meilleure viendra.
    Vous ne vous dites pas “j’ai peur de réussir”. Vous vous dites “ce n’est pas le bon moment”.
    C’est le même mécanisme. Juste mieux habillé.
    Pourquoi le succès fait peur sans détour

    1. Il rend visible. Plus vous réussissez, plus vous êtes exposé. Au regard, au jugement, à la critique. L’obscurité est confortable. La lumière, elle, est exigeante.
    2. Il redéfinit votre identité. Si vous avez construit votre personnalité autour de la lutte, du “je me bats pour y arriver” qu’est-ce que vous êtes une fois arrivé ? Certains sabotent inconsciemment pour rester dans un rôle qu’ils maîtrisent.
    3. Il isole. Réussir peut signifier sortir du groupe d’origine. Famille, amis, anciens collègues. L’appartenance est un besoin fondamental. Le cerveau préfère parfois rester à sa place que risquer la solitude du haut.
      Le vrai travail
      Ce n’est pas de “surmonter” la peur. C’est de la reconnaître pour ce qu’elle est : une réponse normale à un changement réel.
      La question n’est pas “comment ne plus avoir peur ?”
      Elle est “est-ce que je laisse cette peur décider à ma place ?”
      Parce que la peur du succès et la peur de l’échec ont un point commun : elles vous maintiennent exactement où vous êtes.
      Et rester où vous êtes quand vous avez la capacité d’aller plus loin c’est la forme d’échec la plus silencieuse qui soit.
      Alors, honnêtement : quelle opportunité avez-vous laissé passer ces derniers mois en vous disant que “ce n’était pas le bon moment” ?
      THE NEW NORMAL, c’est regarder ces mécanismes en face et choisir quand même d’avancer.

    Andrea Sanfacon

    Fondatrice de Maya Clean Beauty & du blog The New Normal .

  • Grandir dans ton entreprise

    On parle souvent de croissance comme de chiffres.

    Mais on parle rarement de ce qui grandit à l’intérieur quand on bâtit une entreprise.

    Grandir dans ton entreprise, c’est apprendre à te faire confiance quand tout est flou.

    C’est prendre des décisions sans mode d’emploi.

    C’est accepter de ne plus être la même personne qu’au début.

    Ton entreprise te confronte.

    À tes peurs.

    À ton impatience.

    À ton besoin de contrôle.

    Elle t’oblige à ralentir quand tu veux accélérer.

    À t’affirmer quand tu voudrais te cacher.

    À évoluer quand tu serais tentée de rester dans le confort.

    Et parfois, ce n’est pas ton entreprise qui a besoin de changer…

    C’est toi.

    Grandir dans ton entreprise, c’est comprendre que ton évolution personnelle est directement liée à sa croissance.

    Que plus tu deviens claire, alignée et solide, plus ton projet le devient aussi.

    Ce n’est pas toujours facile.

    Mais c’est profondément transformateur.

    Parce qu’au final, tu ne bâtis pas seulement une entreprise.

    Tu te bâtis toi-même.

    Andrea Sanfacon

    Fondatrice de Maya Clean Beauty & du blog The New Normal .

  • La gratitude ,mon secret d’entrepreneur

    Quand j’ai commencé à développer Maya Clean Beauty, je ne savais pas exactement dans quoi je m’embarquais. Il y avait tellement de choses à gérer : trouver les bons fournisseurs, créer des formulations, apprendre les aspects légaux, penser au branding, organiser le lancement… et en même temps, rester fidèle à ma vision .

    Au début, je me suis laissée emporter par la pression et l’urgence. Je voulais tout faire parfaitement, tout contrôler, et je me sentais rapidement épuisée et dépassée. Mais j’ai compris qu’en agissant ainsi, je perdais ce qui était le plus important : ma propre énergie et mon alignement intérieur.

    C’est à ce moment-là que la gratitude est entrée dans ma vie.

    Pas seulement comme un mot doux ou une idée spirituelle, mais comme un outil concret pour rester centrée et avancer avec clarté. Chaque soir, je prends le temps de noter trois choses dont je suis reconnaissante dans ma journée de travail.

    Petit à petit, j’ai remarqué des changements incroyables. La gratitude m’a aidée à transformer le stress en énergie positive, à prendre des décisions plus claires et à garder mon focus sur ce qui compte vraiment. Mon esprit est devenu plus créatif, mon intuition plus forte, et j’ai commencé à attirer des opportunités qui étaient alignées avec ma vision et mes valeurs. Ce qui avant me semblait chaotique, est devenu un chemin structuré et inspirant.

    Ce que j’aime le plus dans ce rituel, c’est que la gratitude ne me permet pas seulement de célébrer mes succès, elle m’aide aussi à apprendre de mes défis. Elle m’apprend à rester présente .

    La gratitude transforme ton business en un voyage conscient, joyeux et épanouissant, où chaque victoire, petite ou grande, est célébrée, et où chaque défi devient une occasion de croissance. C’est mon secret, mais c’est aussi une invitation à toutes celles qui lancent leur projet prends le temps de te recentrer, de respirer, et de remercier pour ce que tu es en train de créer.

    Andrea Sanfacon

    Fondatrice de Maya Clean Beauty & créatrice du blog The New Normal

  • Quand ton estime de soi devient ton meilleur partenaire d’affaires

    On parle souvent de stratégie, de marketing,de chiffres . Mais rarement de l’estime de soi pourtant,c’est elle qui influence tout.

    Quand tu crois en toi ,tu oses.

    Tu présentes ton projet avec conviction, tu fix tes prix avec respect,tu t’entoures de personnes qui élève ton énergie.

    Mais quand ton estime vacille , tout devient plus fragile.

    Tu doutes de tout , tu retardes tes lancements, tu acceptes peut-être des collaborations qui ne te ressemblent pas , juste pour te sentir « assez ».

    La vérité , c’est que ton entreprise reflète ton monde intérieur . Et si tu doutes de ta valeur ,tu finis souvent par bâtir un modèle d’affaire qui ne la respecte pas .

    Inversement ,plus tu guéris à l’intérieur, plus ton entreprise gagne en solidité.

    C’est savoir dire non .

    C’est ne pas s’excuser d’exister .

    C’est oser se montrer,parler de son projet , assumer ses choix et recommencer sans se définir par ses échecs.

    Et ce n’est pas qu’une impression : plusieurs études montrent que l’estime de soi influence directement la réussite entrepreneuriale .

    Une recherche publiée sur Springerlink a démontré que les personnes avec une estime élevée sont plus enclin à innover, à prendre des risques et à persévérer dans le projects . Une autre études a révélé que plus de 26 % de la propensions a entreprendre est expliquée par l’estime personnelle et le besoin de réussite. Autrement dit ,croire en soi , c’est déjà entreprendre .

    Le vrai changement ne vient pas d’une nouvelle stratégie marketing, mais de la façon dont tu te regardes.

    Voici quelques leviers puissants:

    Reconnais tes réussites même petites, elle nourrissent ta confiance .

    Entoure-toi de personnes qui croient en toi l’énergie qu’on reçoit détermine souvent ce qu’on ose créer.

    Aligne ton business avec tes valeurs , quand tu incarnes ton histoire (tes racines ,ta vision , ta mission ) , tu n’as plus besoin de prouver .

    Redéfinis l’échec ce n’est pas un verdict , c’est une étape . Chaque recommencement t’ancre davantage dans ta force .

    Ton estime de soi n’est pas une émotion passagère, c’est une stratégie silencieuse.

    Quand tu te choisis pleinement , ton entreprise te suivra .

    Andrea Sanfacon

    Fondatrice de Maya Clean Beauty & créatrice du blog The New Normal

  • Le succès ne vaut rien sans humilité

    Quand on parle d’entrepreneuriat, on pense souvent à la confiance, à la détermination, à cette image d’assurance qu’on projette.

    Mais ce qu’on ne dit pas assez, c’est que derrière chaque réussite se cache souvent une immense leçon d’humilité.

    Plus j’avance, plus je réalise que l’entrepreneuriat, ce n’est pas seulement créer, vendre ou diriger.

    C’est apprendre à écouter.

    À accepter de ne pas tout savoir.

    À reconnaître que même quand on pense maîtriser, la vie trouve toujours une façon de nous ramener à l’essentiel.

    J’ai longtemps cru que la force, c’était d’avoir réponse à tout.

    Aujourd’hui, je comprends que la vraie force, c’est d’être capable de dire : je ne sais pas, mais j’apprends.

    C’est d’oser déléguer, d’admettre ses failles, d’écouter sans se défendre.

    C’est de comprendre que grandir, ce n’est pas accumuler du pouvoir c’est devenir plus conscient, plus vrai, plus aligné.

    L’humilité, c’est ce qui m’empêche de me perdre dans le regard des autres.

    C’est ce qui me rappelle pourquoi j’ai commencé.

    Elle m’enseigne que je ne construis pas pour prouver, mais pour contribuer.

    Que je n’ai pas besoin d’être la plus forte, juste la plus vraie.

    Il y a des jours où tout semble aller dans le bon sens où les chiffres montent, où les messages d’encouragement arrivent.

    Et d’autres où je doute, où rien ne fonctionne comme prévu.

    Mais dans les deux cas, je reviens toujours à la même base rester humble, garder le cœur ouvert, avancer sans prétention.

    Parce qu’au fond, c’est ça, le vrai pouvoir de l’humilité

    elle t’empêche de t’endormir dans le confort du succès, et elle t’aide à te relever avec dignité quand tout s’écroule.

    L’humilité, ce n’est pas un mot doux, c’est une discipline.

    Elle se pratique dans les moments où tu veux avoir raison, mais tu choisis d’écouter.

    Dans les jours où ton ego veut parler plus fort, mais ton intuition te dit de te taire.

    Elle se pratique chaque fois que tu te rappelles que ton entreprise n’est pas ton identité, mais un prolongement de ton cœur.

    Et si je devais résumer ma plus grande leçon, ce serait celle-ci :

    le succès, c’est bien.

    Mais rester humble, c’est ce qui te garde libre.

    Andrea Sanfacon

    Fondatrice de Maya Clean Beauty & créatrice du blog The New Normal

  • L’argent un allié à apprivoiser pour l’entrepreneur

    Quand on se lance en affaires, on pense souvent au produit, au service, au client. Mais rapidement, une réalité s’impose : comprendre l’argent est au cœur du succès.

    En tant qu’entrepreneur, l’argent n’est pas seulement une question de chiffres. C’est une boussole. Il indique si ton entreprise avance dans la bonne direction, si elle respire santé ou si elle étouffe sous ses choix.

    Apprendre à lire ses états financiers, à prévoir ses flux de trésorerie et à mesurer ses marges de profit, c’est se donner la capacité de décider avec clarté. Ce n’est pas « aimer les mathématiques », c’est savoir piloter son projet comme un véritable capitaine.

    Mais comprendre l’argent, c’est aussi comprendre sa valeur personnelle. Derrière chaque facture payée, il y a du temps investi. Derrière chaque revenu, il y a une stratégie qui fonctionne. Et derrière chaque difficulté, il y a une leçon pour mieux grandir.

    De mon côté, j’ai fait le choix d’apprendre constamment. J’adore lire pour m’instruire sur l’argent, écouter ceux qui en savent plus que moi et m’entourer de personnes qui maîtrisent ce domaine. Chaque livre, chaque conversation, chaque conseil est une opportunité d’avancer avec plus de clarté et de confiance.

    Et quand on parle d’apprentissage, il y a des bases incontournables :

    Séparer finances personnelles et professionnelles : avoir des comptes distincts évite la confusion et permet de voir plus clair.

    Comprendre les flux de trésorerie (cash flow) : savoir combien d’argent entre et sort chaque mois est vital pour anticiper les moments plus difficiles.

    Calculer ses marges de profit réelles : le chiffre d’affaires impressionne, mais c’est la marge qui détermine la santé d’une entreprise.

    Planifier ses impôts et charges : mettre de côté un pourcentage fixe de ses revenus évite les mauvaises surprises en fin d’année.

    Investir dans son éducation financière : livres, formations, podcasts, mentors chaque ressource compte.

    En réalité, l’argent est neutre. Il n’a pas d’émotion. C’est nous qui lui donnons du poids peur, stress, ambition ou liberté. L’entrepreneur qui réussit est celui qui apprend à le voir comme un outil, pas comme une menace.

    Alors si tu veux bâtir une entreprise solide, commence par développer une relation claire et saine avec l’argent. C’est le meilleur investissement que tu puisses faire.

    L’argent n’est pas ton but, il est le levier qui t’aide à bâtir la vie que tu veux.

    Andrea Sanfacon

    Fondatrice de Maya Clean Beauty & créatrice du blog The New Normal

  • Être en affaires avec son chum : mission possible ?

    Quand on décide de lancer un business avec son partenaire de vie, ça peut sembler être le dream team. On partage les mêmes rêves, les mêmes ambitions et on bâtit ensemble. Mais soyons honnêtes : la ligne entre la maison et l’entreprise peut devenir mince… parfois trop mince.

    Être en couple, c’est déjà une aventure en soi. Mais quand on décide de se lancer en affaires avec son partenaire, ça devient une tout autre game. On partage les rêves, les ambitions, les réussites… mais aussi le stress, les échecs et les décisions difficiles.

    La vérité, c’est qu’il n’y a pas de recette magique. Mais il y a une chose essentielle : apprendre à séparer la maison et l’entreprise.

    À la maison, on est un couple. Dans le business, on est des partenaires. Ces deux rôles se complètent, mais ils ne doivent pas s’écraser l’un sur l’autre. Sinon, on finit par transformer un souper en réunion d’équipe et un dimanche matin en séance de planification stratégique.

    J’ai appris que mettre des limites est nécessaire. Dire : “Ok, ce soir on ferme la discussion business à 19h” ou “Le week-end, on se garde du temps pour nous, pas juste pour l’entreprise”. Parce que si tout devient business, il n’y a plus de place pour nourrir le couple.

    Il faut aussi respecter l’espace. Même si on travaille de la maison, créer un coin dédié au travail aide à garder la maison comme un refuge. Parce que notre foyer ne devrait pas devenir un bureau 24/7.

    Est-ce que c’est parfait tous les jours ? Non. Il y a des frictions, des désaccords, des moments où l’un veut parler business et l’autre veut décrocher. Mais ça fait partie du chemin.

    Être en affaires avec son chum, c’est accepter de mélanger deux mondes… et trouver un équilibre qui nous ressemble. Quand ça marche, ça crée une force incroyable : une équipe soudée dans la vie comme dans l’entreprise.

    Ma réalité :

    Chez nous, il n’y a pas vraiment de ligne claire entre la maison et l’entreprise… et honnêtement, ça n’a pas toujours été facile.

    Je me souviens de nos débuts. On parlait business à toute heure : au déjeuner, dans l’auto, même le soir avant de dormir. Au début, ça semblait normal parce qu’on était excités, on voulait que ça fonctionne. Mais très vite, on a réalisé qu’on était en train de perdre quelque chose : notre couple.

    J’avais besoin que la maison reste un endroit de repos, un endroit pour nous. Pas juste un bureau déguisé. Alors on a appris, petit à petit, à mettre des limites. Par exemple, après 20h, on essaie de fermer le chapitre “business” et de redevenir simplement deux amoureux qui partagent un moment ensemble.

    Ça n’empêche pas les dérapages (parce que oui, il y a encore des soirées où une idée de dernière minute vient briser l’ambiance 😅). Mais maintenant, on est conscients. On se regarde et on se dit : “Ok, ça, c’est pour demain.”

    J’ai aussi compris qu’il fallait respecter nos rôles. À la maison, je suis sa blonde. Mais dans le business, je suis sa partenaire. Ça demande d’apprendre à séparer les deux, à ne pas amener nos frustrations du travail dans notre vie de couple.

    Est-ce que c’est parfait ? Pas du tout. Mais est-ce que ça en vaut la peine ? Oui, mille fois. Parce que bâtir un projet avec la personne que j’aime, c’est puissant. C’est apprendre à se redécouvrir sous un autre angle. Et malgré les défis, je ne regrette pas ce choix.

    Voici quelques réflexions et astuces qui m’aident (et pourraient peut-être t’aider aussi) à trouver l’équilibre :

    1. Définir les rôles clairement

    À la maison, c’est une chose. En business, c’en est une autre. Qui s’occupe des finances ? Qui prend les décisions créatives ? Quand chacun a son rôle clair, ça évite beaucoup de conflits.

    2. Mettre des limites de temps

    À 21h le soir, on ferme la porte au bureau mentalement. Pas de réunion improvisée dans le lit ou à table. Le couple a besoin de respirer hors business.

    3. Respecter les espaces

    La maison doit rester un refuge. L’entreprise, même si elle est gérée de la maison, a besoin d’un espace dédié. Ça aide à séparer les énergies.

    4. Ne pas oublier le couple

    Avant d’être des associés, vous êtes des amoureux. Les rendez-vous en amoureux ne devraient pas se transformer en “brainstorming de marketing”.

    5. Accepter que ce n’est pas parfait

    Il y aura des frictions, des désaccords, parfois même des clashs. Mais si la communication reste au cœur, ça peut devenir une des plus belles aventures.

    Andrea Sanfacon

    Fondatrice de Maya Clean Beauty & créatrice du blog The New Normal